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Petites anecdotes

Des brêves, des anecdotes.... Des petites histoires !

Toutes ma jeunesse

"C'est toute une partie de ma jeunesse. J'étais gamin 12 ans, et les courses pour moi commençaient à Rouen.... En semaine le jeudi ou le vendredi... à l'ACO (automobile Club de l'Ouest) à 500 ms de chez moi, je séchais les cours et j'allais attendre sur le trottoir devant l'ACO. A l'époque les pilotes venaient en personne pour leur inscription à la course... sans exception... pas leur manager, ni le responsable de l'équipe... mais bien le pilote lui même.. je me souviens de Clark, Arundell, Hill, Brabham, Hulme (F2), Gurney, Rindt et Rees (F2) Surtees, Beltoise, Siffert.. etc... tous en civil, habillés en tenue sportive.. pour ceux que je reconnaissais... et hop là ... un autographe.. et puis il y avait le local Denis (Dayan) etc.. etc... Cassegrain, Offenstadt.. Mazet, Jabouille, Pescarolo.. Jaussaud.. tiens en fermant les yeux..je revois comme si c'était hier arriver une vauxall à conduite à droite d'ou sont sortis Brabham et Hulme, portant un petit cartable en cuir, et chahutant un instant avec Hill qui ressortait de l'ACO... une bonne régolade, une tape amicale sur l'épaule, Hill s'en va, et les deux autres rentrent à l'ACO.. d'ou ils ressortent un quart d'heure après... Je n'ai jamais su ce qu'ils y faisaient .... pendant plusieurs années, ce fut ma tradition d'aller me poster là.. et d'attendre... et puis après, les jours suivants il y avait les stands, les essais, et les courses... et des pilotes toujours disponibles et accessibles... une belle époque... révolue.."

Source : www.autodiva.fr

Les Essarts et la moto

Hé oui, moi-même, je me souviens de mes premières escapades en 125 jusqu’aux Essarts dans les années 70. Une grandes "course" avait lieu souvent vers mars. De grandes écuries y venaient pour peaufiner leurs montures avant les grands prix. Il faisait encore froid et je me souviens même avoir eu de la neige en rentrant sur Paris. Bref, les cafés étaient plein à craquer, nous roulions en "bande", on émerveillait devant un tromblon 4 en 1 Devil monté sur une 4 pattes ou devant une 750 Kawa H2...il y avait encore de vieilles pétoires qui roulaient à côté de nos rutilantes japonaises. Voilà toutes les images des Essarts, de ma jeunesse, de la merguez-frites accompagnée d’une Kro (ça n’a pas changé depuis). Allez, vive les Essarts

J’y est découvert michel Rougerie et rené Guili sur des 700 yam en willing apres le virage pavé (dont je ne me souvient plus du nom ?) ils avaient avant cela dévalé le genou par terre une longue descente dans la forêt. C’est là que j’ai découvert Teuvo Lansivuori littéralement "couché" sur le sol comme aimanté mais jamais désarçonné...? Comment faisait il ? C’est au Essarts que j’ai appris à admirer les finlandais du Continental Circus, et cette image est restée gravée. Les Essarts, c’était vraiment quelque chose !

Source : www.motomag.com

Une descente vertigineuse

Une descente vertigineuse que j'ai longée maintes fois sur le petit chemin en surplomb à gauche de la piste, du début de la première courbe à droite après les stands, jusqu'à l'épingle du Nouveau-Monde.
Avant qu'existe la chicane des Six-Frères (suite au crash de ce pauvre Birrell en 73), je peux t'assurer que, effectivement, il fallait“en avoir” là où je pense pour “y aller” flat out !

Aux essais de 1973, deux pilotes m'avaient réellement impressionné.
Je me postais d'abord près du rail juste avant la première courbe et m'accroupissais pour avoir la tête pratiquement à la hauteur du cockpit. Vus de face à l'attaque, Jarier sur sa 732-BMW et Wisell avec sa GRD 273-BDA avec son bouclier avant au ras du sol, étaient tout simplement inimaginables. De vrais “malades” pour lesquels je garde encore un immense respect.
Ensuite, je me postais juste après la première courbe à gauche conditionnant l'entrée de celle des Six-Frères. Celui qui y passait le plus à la corde sans soulager “s'envoyait” alors les Six-Frères à fond “les doigts dans le nez”. J'étais scotché... Comme d'ailleurs une copine de l'époque qui, après le troisième passage de Jarier, me demanda :
“Mais... es-tu certain qu'il y a des pilotes dans ces voitures ?”. Puis : “De vrais cinglés, non ?”.

Un seul pilote à propos duquel je m'interroge encore :: Keke Rosberg.
En 76, avec sa Toj F201-BMW, il était le seul, après avoir engagé le dernier rapport en fin de ligne droite des stands, à couper en deux ou trois fois les gaz dans la première courbe à droite. Instinct de conservation ou style de pilotage, je n'ai jamais su, sauf qu'il fut quand même surnommé à cette époque “vroum, vroum” ou quelque chose d'approchant. Flammini, Jabouille ou encore Arnoux ne levèrent jamais le pied à cet endroit précis...

Source : www.autodiva.fr

La chicane en 73

Pour faire modestement suite à l'article de Gérard Gamand sur Gerry Birrell dans Autodiva n°6 et à la description de son dramatique accident du 23 juin 73, ci-après la fameuse “chicane” installée 200 mètres après la première courbe de la descente par la direction de course avant les essais du dimanche (de ces Trophées d'Europe de F2 marquant le cinquantenaire de l'AC-N), ceci afin de réduire la vitesse à l'approche du virage des Six-Frères. Elle était constituée de quatre blocs de polystyrène placés deux à deux de chaque côté de la piste et distants d'à peu près 10 mètres.

C'est Emerson Fittipaldi qui testa le premier ce rocambolesque aménagement puis les autres suivirent pour une session de 45 mn non chronométrée. Constat navrant : la plupart des monoplaces en frôlant les blocs de polystyrène en expédiaient des morceaux un peu partout ou les déplaçaient carrément ! Dix commissaires de piste furent donc positionnés de part et d'autre pour remettre les blocs en place à chaque tour.

Celà faisait tout simplement peur rien qu'à voir la façon dont certains comprirent qu'une légère touchette dans un de ces trop légers blocs pouvait faire gagner quelques centièmes. Cependant, Jochen mass reconnut qu'il abordait les Six-Frères avec un “déficit” de quelques 200 t/mn... Et, lors de la première manche arriva l'accident que tout le monde redoutait. Ronnie Peterson en pleine attaque accrocha avec sa roue AR gauche la première rangée de blocs et en embarqua la moitié avant d'être littéralement catapulté vers le rail de droite. Je vis alors sa Texaco-Star escalader le rail et glisser dessus avant de retomber sur ses roues du bon côté de la piste.

Peterson légèrement sonné mis du temps avant de s'extirper du cockpit pendant que des drapeaux jaunes étaient brandis un peu partout. Les blocs de polystyrène ou plutôt ce qu'il en restait, furent remis à peu près en place et la deuxième manche ainsi que la finale purent se dérouler dans de bonnes conditions, les freinages avant “l'obstacle” étant visiblement plus appuyés, les drapeaux jaunes agités avant la descente paraissant un brin dissuasifs...

Source : www.autodiva.fr

A Rouen !

L'une dans ma vie de photographe: lors d'une course de F2 dans laquelle participait JP Jarier sur une March MRS aux couleurs Sperry Univac. Je ne sais plus l'année, mais la course devenait quelque peu rasoir et d'un coup je découvre coté extérieur de la descente, derrière le rail au pied du talus, une zone couverte de fraisiers sauvages. J'ai passé plusieurs minutes un peu surréalistes à me goinfrer -pardon, déguster- une grande quantité de fraises des bois délicatement parfumées, avec en fond sonore les F2 lancées plein pôt dans la descente... et passant à 4m dans mon dos... Inoubliable !

L'autre au sein de l'écurie Garage du Bac avec JP Malcher au volant de notre M3. Après quelques tours, tout en bas de la descente, gros freinage, que dis-je, énorme freinage et notre JP se retrouve sans freins !! Il pompe, récupère les freins et continue... mais perd la tête de course. Circonspect, les tours suivants il anticipe le freinage et RAS, donc il décide d'arsouiller à nouveau et... re-belotte ! Il finit la course en pompant par précaution à chaque tour et nous informe du phénomène après l'arrivée. Recherches pour comprendre, vidange du circuit, filtrage du liquide DOT 5 et découverte d'une minuscule particule d'aluminium (moins d'un mm sur sa plus grande dimension) qui s'était éprise de liberté dans le bocal de "louquide" mécano soudé pendant l'hiver précédent, en remplacement du classique bocal en plastique. La particule avait migré dans le maître cylindre et venait -selon son envie- se placer ou non sous la coupelle... Arghhhh !!! Nous n'avons eu l'autorisation de Jean-Pierre de réutiliser le bocal alu que lorsque nous avons pu lui prouver qu'aucune autre particule n'était "détachable".... Mais ce jour là -, honteux comme un renard....- nous avons perdu la course et donné quelques belles frayeurs à notre pilote titulaire.

Heureusement, il nous a décroché le titre GrA -malgré cela- en fin de cette saison 1988.

Souvenirs, souvenirs...

Ludovic

Source : www.autodiva.fr

Jean-Philippe Belloc

"ROUEN c’était vraiment un circuit à part !! C’est une chance d’avoir connu ça !"

Source : Commentaire Facebook