La gare du circuit

Le Prix National des voitures de Sport en 1950 avait attiré 100 000 personnes. Pendant l’année qui suivit, il fut procédé à de gigantesques travaux, tant au niveau de la chaussée que des installations.
Par ailleurs, on inaugura, à l’occasion du Premier Grand Prix des Essarts 1951, une ligne ferroviaire spéciale destinée à acheminer le public depuis Rouen. A cette époque, l’engouement pour le sport automobile allait de pair avec la rareté de l’automobile personnel.

Cette ligne spéciale partait donc de Rouen Rive-Gauche, desservait Sotteville lès Rouen,Saint-Etienne du Rouvray, Oissel, Tourville la Rivière, Saint Aubin lès Elbeuf avant de traverser la Seine et de s’arrêter à la gare d’Orival, construite pour l’occasion. On avait bâti à cet effet 300 mètres de quai pour permettre le débarquement et l’embarquement des voyageurs. On descendait donc du train au pied du circuit, à quelques centaines de mètres du Nouveau Monde.

On peut facilement, de nos jours, retrouver l’emplacement de cette gare, puisqu’elle est toujours en place, bien que ne faisant plus office de gare. Il s’agit du batiment situe au passsage à niveau N°30, au pied de la côte de La Londe. Elle est d’ailleurs "estampée" Orival sur trois de ses faces, ce qui caractérise les gares, et ne se trouve pas sur les simples maisons de garde-barrières.

La ligne est, elle, toujours en service. Elle n’est pas électrifiée, et il est vraisemblable qu’on pouvait y voir des locomotives à vapeur amener les spectateurs des Grands Prix des Essarts.
D’autre part, la gare « officielle » de Rouen est située Rive Droite, on y accède, en venant de Paris, à travers deux tunnels qui passent sous la Côte Sainte Catherine.
La gare Rive-Gauche, dite de Rouen-Orléans, existe toujours, bien qu’en repos. Elle est située sous les quais haut, rive gauche, devant l’ancienne préfecture. Elle a été rouverte lors de travaux sous les tunnels qui interdisaient l’accès à la rive droite.

Il semble que les nouveaux TGV n’apprécient pas les tunnels construits au 19ème siècle et que la future gare de Rouen soit appelée à revenir Rive Gauche, mais pas sur le même emplacement.

Bien sur, il serait intéressant d’en savoir un peu plus sur l’exploitation de cette gare d’Orival et toutes les contributions seront bienvenues. Moi même je poursuis les recherches et ne manquerait pas de vous en tenir informés.

Jean HEBERT