...

Un endroit chargé d'histoire

Bien avant le circuit, situé dans la forêt domaniale du Rouvray, cet endroit a été piétinné, chevauché par de multiple peuples et homme. Il faut remonter loin, très loin, très loin

10 à 12 000 ans avant notre ère

D'après l'authentification de la "grotte du Renard" (appelée également "Trou Malin" au XIXe siècle du fait de sa très petite entrée qui ferait penser à un terrier), par André Leroi-Gourhan et Denis Vialou en 1978, les modestes gravures y figurant dateraient de la fin du Paléolithique supérieur.

L'époque gallo-romaine

Situé sur la voie antique Rouen-Evreux, l'oppidum d'Orival est établi sur une colline de 45 hectares, naturellement protégé par une falaise dominant la Seine au sud et par des pentes escarpées au nord et à l'ouest.

L'époque ducale

Le Roi Richard Ier d'Angleterre (dit Richard Cour de lion), très actif dans la région, il fait ériger dès 1195 une forteresse surplombant la roche la plus importante de la chaîne de falaises d'Orival (la Roche Fouet).

La guerre de Cent ans

Pendant la guerre de Cent Ans, en 1359, les ruines de la forteresse sont occupées par une bande de routiers « anglais » (terme servant finalement à désigner tous les pillards à l'époque). Ces soldats se livrent à des pillages dans la région et bloquent toute navigation sur la Seine entre Rouen et Paris. Cette situation provoque l'intervention d'une petite "armée" venue de Rouen qui met le blocus devant la forteresse. Cependant, les routiers n'évacuent les ruines qu'en décembre 1360 après paiement d'une rançon.

La guerre de 1870

Orival fut le théâtre de violents combats, les lieux stratégiques comme le château du Pavillon ou le pont de chemin de fer vers Saint-Aubin-lès-Elbeuf furent le théâtre d'affrontement et de destructions.

La Seconde Guerre mondiale

Orival fut là aussi le théâtre de violents combats. Les Allemands au pied du plateau de craie sur les bords de la Seine construisait ce qui devait être un magasin pour des bombes V1, à l'image du projet d'usine souterraine de Caumont. À cette époque l'île se terminait par un versant vertical laissant un ruban étroit de terre entre le plateau et la rivière.

Les Allemands afin d'exploiter les cavernes existantes ont excavé la terre entre les maisons et le plateau et ont construit une route bétonnée. Le béton et tous les travaux récents ont été fortement camouflés. Plusieurs tunnels peu profonds ont été percés dans la falaise et ont été employés pour des stocks d'essence entre autres. Des murs protecteurs en briques était bâtis à l'entrée de ces derniers.

Pour défendre les lieux, des batteries de mortier furent installées au château du Pavillon et à l'usine Rhône-Poulenc de Saint-Aubin-lès-Elbeuf. Les Orivalais réfugiés dans les caves voisines des caves allemandes virent, une fois de plus leur pont de chemin de fer détruit, mais également leur commune détruite à 80% de même les roches qui changèrent de visage.

Finalement le projet fut interrompu par la Libération.

...